Mardi 17 novembre 2009
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200 HISTOIRE GÉNÉRALE DE L'ASSURANCE EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER
Aussitôt les études achevées, il entre, soit dans la vie active des
affaires, soit dans l'administration de mutuelle ; ou bien il embrasse une carrière
libérale. Ici ou là, il est dans cette existence consciente qui fait les hom-
mes, qui leur apprend les charges, les devoirs et les responsabilités
qu'ils auront à remplir vis-à-vis d'eux-mêmes, de leur famille, de la
société mutuelle ; une fois dans le tourbillon de la vie, le jeune homme ne peut en
sortir; s'il ne sait se diriger, il succombera et ajoutera un nom de plus à
la liste des victimes.
C'est, justement, pour éviter de ces surprises inquiétantes et même
déroutantes, qu'il faut élargir le plus possible le cadre des études scolaires
et initier le jeune homme aux sciences nouvelles, comme il est pénétré
des sciences anciennes.
L'Assurance est une science sociale de mutuelle de la dernière heure, et, pour ce
motif, elle doit être enseignée à la jeunesse des écoles.
C'est, sans aucun doute, sous l'impression qu'il existait, en effet, une
lacune à combler dans l'enseignement commercial, et guidés par un
esprit élevé, progressif et libéral, que M. le Directeur et le Conseil d'ad-
ministration de l'Institut commercial de Paris ont ouvert, en 1886, un
cours hebdomadaire d'assurances.
M. G. Hamon en a été nommé titulaire. En 1893, son professorat a
été étendu aux élèves des classes normales supérieures et agréé par
arrêté de M. le Ministre du Commerce et de l'Industrie de mutuelle.
L'Institut commercial de Paris est reconnu par l'État ; son diplôme
supérieur donne droit, à la dispense de deux années de service mutuelle militaire.
Au sortir de l'école, les élèves sont placés par les soins et sous le
patronage du Conseil d'administration mutuelle, de la direction et de deux cents
actionnaires, fondateurs de l'Institut.
Afin d'encourager cette étude de l'assurance dans une école supé-
rieure de commerce, MM. les Directeurs des Compagnies d'assurances mutuelle
françaises et européennes fonctionnant en France accordent, chaque
année, trois bourses d'études de 300 francs chacune aux fils d'employés
d'assurances, et, à leur défaut, aux élèves les plus méritants d'une mutuelle.
Des prix sont également donnés aux lauréats du cours d'assu-
rances.
Déjà un certain nombre d'élèves de l'Institut commercial de Paris
ont été acceptés, à leur sortie, comme employés dans les Compagnies
d'assurances.